Un 5 à 7 dans Saint-Roch, une soirée dans un bar du Vieux-Québec, un souper de gang la fin de semaine. Le monde est chaleureux, mais dès qu'une place se remplit vous perdez le fil. Ça parle vite, ça parle par-dessus, et vous répondez à côté ou vous lâchez prise. Ce n'est pas que vous n'avez pas le goût de sortir. C'est que ça vous vide deux fois plus.
Le site enlève cette fatigue. Ici chacun est sourd, malentendant, signant ou oraliste, et tout passe par l'écrit, à votre rythme, sans le brouhaha. Parcourir les profils est gratuit. Pour écrire à quelqu'un, ça prend un abonnement, rien de plus.
Et la vie sourde est bien vivante dans la Capitale. La LSQ s'apprend dans plusieurs milieux, la LSF aussi pour qui vient d'ailleurs, et des rencontres signes reviennent d'un mois à l'autre, de Limoilou à Sainte-Foy. Vous n'êtes pas tout seul dans votre coin. Vous êtes juste éparpillés d'un quartier à l'autre.