Le pays est petit, mais y rencontrer la bonne personne reste un défi. Dans une salle pleine, une fête, un repas de famille, vous perdez le fil dès que ça parle fort. Vous souriez au bon moment sans avoir saisi. Croiser quelqu'un qui vous corresponde, sans avoir à tout réexpliquer, ça n'arrive pas si souvent, même sur un territoire aussi resserré.
Un site rassemble ce qui est dispersé. Chacun y est sourd, malentendant, signant ou oraliste, et l'écrit remplace la voix, donc rien ne se perd. La distance ne bloque plus rien : vous voyez qui est là, dans la capitale ou ailleurs. Parcourir les profils est gratuit, écrire à quelqu'un demande un abonnement.
La communauté existe, elle est simplement diffuse. Au Luxembourg, deux langues des signes coexistent : la LSF et la langue des signes allemande, la DGS. Des structures les font vivre, et des rendez-vous signes ponctuent l'année. Vous n'êtes pas seul dans votre coin. Vous êtes seulement peu nombreux, répartis sur un petit territoire.