Les cafés de la ville basse, les concerts, les soupers qui s'étirent entre amis. On aime se réunir dans le coin, mais autour d'une grande tablée ou dans un bar plein, la conversation vous échappe. On vous parle vite, le fond sonore grimpe, et nonante fois sur cent, vous souriez sans avoir saisi. Ce n'est pas de la timidité, c'est de la fatigue qui s'accumule.
Le site coupe court à cette fatigue. Chaque membre est sourd, malentendant, signant ou oraliste, et tout se lit, à votre rythme, sans le vacarme. Parcourir les profils ne coûte rien. Pour écrire à quelqu'un, il faut un abonnement, sans autre limite.
Et la vie sourde y est présente. La LSFB s'apprend en ville, des soirées signes se retrouvent d'un mois à l'autre, et la communauté est bien là entre la ville basse, la ville haute et les communes proches. Vous n'êtes pas seul de votre côté, Carolo ou pas. Vous êtes seulement dispersés dans l'agglomération.